lundi 14 mars 2016

Clochers comtois

Pesmes


Vaire le Grand

Chalezeule
Chapelle des Bois



Petite histoire des clochers comtois : ils possèdent le fameux "dôme à impériale" .

Estimé aujourd’hui à près de 660 modèles on ne compte plus les formes, les motifs, les couleurs différentes qui coiffent et ornent les églises et les temples de la région.
Le dôme à l’impériale est le modèle incontournable au cours du XVIIIème siècle.

La forme courbe à quatre faces du clocher comtois est surmontée du globe 
(il symboliserait la terre ou la sphère céleste), de la croix et du coq
(souvent artisanal, modèle unique qui conserve lessecrets du clocher 
 – sa date de construction, lecoût des travaux, le nom de l’entrepreneur...).
Le piédouche peut être en fer blanc, en cuivre ou en zinc.

 La couverture est composée en général de tuiles, vernissées polychromes ou non.
Cependant, dans les secteurs enneigés et froids, on
trouve du zinc, du fer blanc ou même du
tavaillon (tuiles de bois), autrefois, le fer blanc
, production locale, recouvrait de nombreux clochers,

Les tuiles vernissées - plus solides et plus résistantes au gel que les simples tuiles,
étaient produites localement.
Ces tuiles sont recouvertes d’une glaçure au plomb
qui en fondant pendant la cuisson, donne un
vernis transparent. Elles étaient produites en vert
jaune, rouge et noir, très rarement en bleu.
 Les couleurs sont obtenues par adjonction de sels minéraux.

Pour couvrir un clocher avec des tuiles vernissées,
il en faut environ 75 par mètre carré.
Les motifs les plus courants sont les losanges, les
fleurettes, les chevrons, les bandes horizontales...
Quand je reviens en Franche- comté, j'ai toujours le coeur qui fait un petit bond lorsque je vois le premier clocher comtois.